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  • Dans cet article, nous proposons un développement théorique sur le concept de découplage, qui s’avère utile pour analyser les relations industrielles. Beaucoup d’auteurs définissent le découplage comme un processus de réponses des organisations aux pressions institutionnelles. Si le découplage « politique-pratique » décrit par Bromley et Powell (2012) rejoint le cas de figure décrit par Meyer et Rowan (1977), où le choix est intentionnel, associé à un simulacre d’évaluation, le découplage « moyens-fins » rappelle les situations décrites par Reynaud. Dans ce cas, les dirigeants ont l’intention d’appliquer les normes institutionnelles, qu’ils ont reproduites sous forme de procédures, mais échouent à les appliquer sous la pression des opérationnels. Pour autant, la TNI n’explique par le processus sous-jacent au découplage en négligeant la dimension politique dans la production de normes et de règles, ce que la TRS permet à travers le concept de régulation sociale. En quoi le découplage dans les organisations est-il une forme de régulation sociale ? Nous faisons tout d’abord un état de l’art sur le concept de découplage, en particulier les travaux de chercheurs de la TNI inscrits dans une approche épistémologique du constructivisme social, en précisant leurs lacunes. Nous montrons ensuite que la TRS, compatible en partie avec cette dernière approche, apporte une lecture qui rompt avec une analyse multiniveau en considérant les processus de production de règles de tous les groupes sociaux sans les hiérarchiser. Nous montrons que la TRS appréhende ce phénomène comme une forme de régulations disjointes en distinguant trois catégories selon l’existence de négociation et d’accord : Les régulations disjointes « d’évitement » expliquent le découplage « politique-pratique », où la direction a connaissance de l’écart entre ses normes institutionnelles et les règles des opérateurs et fait le choix d’éviter la confrontation. Les régulations disjointes « conflictuelles » expliquent le découplage « moyens-fins » avec un alignement des structures voulu par la direction, contrariée par le pouvoir des professionnels. Les régulations disjointes « de méconnaissance » expliquent le découplage provoqué par une absence de connaissance des règles autonomes par la direction. Les équipes d’opérateurs peuvent aussi ignorer la règle de contrôle. Ces formes de disjonction entre les espaces sociaux (institutions, sommet stratégique, groupes d’opérateurs) expliquent les différents types de découplages à l’oeuvre dans un secteur économique, ouvrant des pistes de recherches stimulantes pour le futur.

  • The article makes a significant contribution to the study of identity dynamics in the professional context by focusing on self-doubt as a central theme in the analysis. The authors provide a comprehensive overview of the work on identity and demonstrate the importance of developing a more constructive approach to self-doubt. They also emphasize that the links with the ethical dimensions of employees' professional trajectories are not adequately addressed. The research aims to address these gaps by employing Ricoeur's idem et ipse approach to the study of identity. The data collected from employees in the French social sector provides insights into the phenomenon of self-doubt, as expressed by employees in their individual work reports, without the influence of external directives. This scenario is distinct from that of the “struggler”, who decline to address their employer's or colleagues' concerns regarding their capabilities and ethics.

Last update from database: 5/20/26, 4:10 AM (UTC)

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