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Langue du travail dans les entreprises au Québec et mondialisation des échanges : voici les deux notions que l'on m'a demandé de mettre en relation. D'un côté, une réalité qui nous est proche et pourtant mal connue parce que composite, reflet de nombreuses influences et déterminations en perpétuel mouvement : la langue du travail. De l'autre côté, le phénomène à l'heure actuelle sans doute le plus discuté mais aussi le plus difficile à saisir et à analyser : la mondialisation des échanges. D'un côté, une réalité qui est d'intérêt public mais qui se déroule dans une sphère qui n'est pas publique... comme l'est par exemple l'affichage. De l'autre côté un phénomène dont chacun peut percevoir l'un ou l'autre volet mais qui, par sa globalité même, échappe à toute identification spatiale. Bref deux objets également difficiles à appréhender.... --Introduction
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Il y a des sujets à la mode. Les mutations du syndicalisme en sont un au Québec comme dans l’ensemble des sociétés industrialisées. Ce qui fait cependant l’originalité et l’intérêt de la discussion, c’est de pouvoir réfléchir sur le passé et l’avenir du syndicalisme québécois en tant qu’institution coexistant et entretenant des rapports avec d’autres institutions qui façonnent notre société. En l’occurrence, les autres institutions les plus concernées sont l’entreprise et l’État. Il faut souligner le fait qu’il n’est pas habituel, pour le mouvement syndical, de se trouver interpellé en tant qu’institution. Ce n’est pas habituel, et avouons que ce n’est pas le visage sous lequel nous préférons nous voir et être vus. Par ses origines historiques, le syndicalisme est d’abord un mouvement social : il n’était même précisément que cela au début. Chemin faisant, il s’est, comme on dit, institutionnalisé. Je ne conteste pas que le syndicalisme, aujourd’hui, au Québec comme dans tous les pays occidentaux industrialisés, soit une institution. Mais le syndicalisme n’est pas que cela. La seule lecture du syndicalisme en tant qu'institution est une lecture tronquée. Le syndicalisme est double.... --Introduction
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Table des matières : Introduction -- I. Évolution des pratiques de participation : a) Les organismes consultatifs permanents ; b) Les régies gouvernementales et sociétés d'État ; c) La concertation ; II. Les organisations syndicales face à la participation institutionnelle : a) Une problématique en partie commune ; b) La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec : consécration d'une légitimité ; c) La Confédération des syndicats nationaux : enfanter dans la douleur ; d) La Centrale de l'enseignement du Québec : l'ombre de l'État-employeur ; e) L'emploi... ou le cheval de Troie -- III. Portée politique de la participation institutionnelle des organisations syndicales.
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C'est un portrait contrasté qu'il faut faire de l'année syndicale 1995-1996. D'une part, les organisations syndicales ont été extrêmement présentes dans la vie politique québécoise, à leur initiative mais aussi en raison du statut privilégié qu'on leur confère dans les pratiques gouvernementales (québécoises) de consultation. D'autre part, si l'on considère la mission première des organisations syndicales, qui est de défendre les conditions de travail de ses membres et plus généralement des salariés, on constate que l'année écoulée a été marquée par la «défensivité». Hors quelques coups d'éclat, le syndicalisme québécois n'a guère réussi à renverser les tendances à la rationalisation et donc aux baisses d'effectifs salariés. Qu'il s'agisse du secteur public ou du secteur privé, les syndicats sont loin d'être les meneurs de jeu. --Introduction
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De plus en plus de colloques et conférences sont convoqués, dans les milieux intéressés aux relations de travail, sur l'organisa-tion du travail ; loin de clarifier cette notion cependant, tous ces discours semblent contribuer à l'obscurcir. Le mouvement syndical paraît tiraillé entre deux perceptions. À certains moments on ra-mènera à l'organisation du travail absolument tout ce qui se passe a partir de et entre les quatre murs de l'entreprise : la technologie mais aussi les horaires de travail, la division du travail mais aussi les grilles salariales, toutes ces réalités entraînant pêle-mêle sur leur passage cogestion, santé au travail et discrimination à l'endroit des femmes, le négociable et le rarement négocié. A d'autres moments, on associera plutôt ce concept fourre-tout à l'intérêt très particulier que lui porte le patronat et qui fait référence à tous les raffinements et grossièretés de l'organisation scientifique du travail, de la socio-technique et des divers programmes de qualité de vie au travail. .... --Introduction
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