Labour Studies Index

What’s Next after Psychological Contract Violation?

Document type Article
Author Guerrero, Sylvie
Author Naulleau, Mickael
Journal Relations Industrielles / Industrial Relations
Volume 71
Date 2016
ISSN 0034-379X, 1703-8138
Pages 639-659
URL http://www.erudit.org/fr/revues/ri/2016-v71-n4-ri02887/1038526ar/

Abstract

This article adopts an in-depth clinical perspective based on the theoretical framework of grief in order to examine individuals’ reactions following psychological contract violation over a period of 12 months. By focusing on emotional intra-psychic phenomena our study provides evidence of the enduring effects of psychological contract violation on individuals and the employment relationship. We conducted a total of 60 interviews among 11 managers of a temporary employment agency that has implemented a series of organizational changes, mainly related to restructuring and downsizing decisions. The 11 managers interviewed have been chosen after having reported in a short survey that they experienced a psychological contract violation at work. Our results indicate that psychological contract violation triggers the subject into a grief process only when violation deprives the individual from a highly invested object at work. In these circumstances, the grief process lasts longer than we originally expected since, over 12 months, we were unable to observe the grief process in its entirety among our participants. We also find that the grief process may be accelerated or stopped according to the capacity of the organization and the individual to offer new objects that satisfy the individual’s needs and thus may help the person mourn the loss experienced as a result of the violation. Finally, our results show that the grief process deeply alters the employment relationship and modifies the amount and intensity of energy that the participants of our study devote to their work. // Cet article adopte une perspective clinique fondée sur le cadre théorique du deuil afin de d’examiner les réactions à la violation du contrat psychologique au cours d’une période de 12 mois. En se centrant sur les phénomènes émotionnels propres à l’individu, notre étude apporte des éléments d’observation des effets durables que peut engendrer la violation du contrat psychologique chez les personnes concernées, et de la manière dont ces effets altèrent leur relation d’emploi avec l’entreprise. Nous avons mené, au total, 60 entretiens auprès de 11 gestionnaires d’une agence de travail temporaire qui a mis en place une série de changements organisationnels importants, portant essentiellement sur des restructurations et coupures de poste. Les 11 gestionnaires interrogés furent sélectionnés après avoir vérifié, au préalable lors d’une enquête brève, qu’ils avaient bien vécu un sentiment de violation du contrat psychologique. Nos résultats montrent que la violation du contrat psychologique ne pousse le sujet à effectuer un travail de deuil que lorsque cette violation prive l’individu d’un objet fortement investi au travail. Dans ces circonstances, le deuil est un processus plus long que nous l’avions anticipé, puisqu’à l’issue de la période de collecte (soit 12 mois), nous n’avons pas été en mesure d’observer l’ensemble du processus chez les participants. Nos résultats indiquent aussi que le processus de deuil peut être accéléré ou ralenti selon la capacité de l’organisation et de l’individu à offrir ou trouver de nouveaux objets qui satisfont les besoins de l’individu et l’aident à accepter la perte vécue lors de la violation. Finalement, nos résultats montrent que le processus de deuil conduit à une modification importante de la relation d’emploi et qu’il change tant le contenu que l’intensité de l’énergie que les participants consacrent à leur travail.