Labour Studies Index

Workplace Death at Sea: Chinese Surviving Families’ Experiences of Compensation Claims

Document type Article
Author Shan, Desai
Journal Relations Industrielles / Industrial Relations
Volume 72
Date 2017
ISSN 0034-379X, 1703-8138
Pages 125-148
URL http://www.erudit.org/fr/revues/ri/2017-v72-n1-ri03039/1039593ar/

Abstract

Seafaring remains one of the most adventurous yet dangerous forms of work. Compared to shore-based industrial workers, seafarers suffer a risk of fatality that is up to 11 times higher. Workplace fatality is proved to be harmful to the social, financial and health conditions of surviving families. Although there has been an increase in attention given to the improvement of seafarers’ health and working conditions at sea, the effects of death at sea on surviving families has remained neglected by both researchers and policymakers.Drawing on in-depth interviews conducted with eight surviving family members in 2013 and 2014, this study investigates seafarers’ surviving families’ experiences of raising death compensation claims in China, which has the world’s largest population of seafarers. The work-related fatalities occurred between 2005 and 2013. At the time of the study, 2.4 years had elapsed on average since the deaths took place. All research participants reported considerable difficulties in communicating with crewing agencies and contacting ship owners when making compensation claims.This study shows that surviving families are in a vulnerable position when in conflict with companies. It also reveals that weak state prevention forces surviving families to defend their rights through protests. The absence of regulation over organizations involved in foreign-related employment relationships exacerbates the economic loss and mental harm suffered by surviving families following the occurrence of workplace fatalities. Furthermore, current legal and administrative procedures are unable to restore justice and provide therapeutic help for surviving families. Consequently, surviving families have suffered considerable financial loss and additional psychological harm in claim processes. // Le métier de marin demeure un des plus aventureux, mais constitue également l’une des plus dangereuses formes de travail. En comparaison des travailleurs industriels qui oeuvrent sur la terre ferme, le risque de décès chez les marins est de 11 fois plus élevé. Et leur mort en service s’avère néfaste aux conditions sociales, financières et de santé des familles survivantes. Bien qu’il y ait eu une attention particulière portée à l’amélioration de la santé des marins et de leurs conditions de travail, les effets des décès en mer sur les familles survivantes sont demeurés négligés tant par les chercheurs que par les décideurs politiques.En nous basant sur des entrevues en profondeur menées en 2013 et 2014 auprès de huit membres de familles survivantes de marins décédés en mer, cette étude analyse leur expérience dans leurs démarches pour obtenir des indemnisations de décès en Chine, laquelle compte la plus grande population de marins au monde. Au moment de l’étude, il s’était passé en moyenne 2,4 ans depuis les décès. Tous les participants à l’étude nous ont fait part de difficultés considérables rencontrées lors de leur communication avec les agences de placement et les propriétaires des bateaux au moment de faire leurs demandes d’indemnisation. Notre étude montre que ces familles se retrouvent en position vulnérable lorsqu’il y a un conflit avec ces compagnies. Elle révèle également la faible capacité de l’État à les aider à défendre leurs droits. L’absence de règlementation des entreprises impliquées dans des relations d’emploi étrangères accentue la perte économique et la souffrance psychologique qu’endurent ces familles à la suite du décès d’un marin en exercice. De plus, les procédures légales et administratives existantes ne permettent pas de rétablir la justice ni de procurer l’aide thérapeutique nécessaire aux familles survivantes. En conséquence, ces dernières doivent endurer des pertes financières considérables, ainsi qu’une détresse psychologique additionnelle lors de leurs démarches en vue d’obtenir une indemnisation.